Réalité Le business de la souffrance nécessaire
On nous serine aujourd'hui avec l'idée que « guérir n'est pas confortable ». On nous explique que si peu de gens vont au bout, c'est à cause de l'intensité de cet inconfort. Cette vision m'agace. Elle flatte l'ego de celui qui stagne en lui faisant croire que sa douleur est noble. En transformant la résistance au changement en un processus quasi religieux, on finit par oublier l'essentiel : le résultat concret.
Sortons des concepts de « mémoire émotionnelle » et revenons à la physiologie de l'action. L'inconfort n'est pas une porte vers un autre monde ; c'est le signal que vous sortez de votre zone de confort habituelle. C'est tout. Ce n'est pas une vérité brutale, c'est une loi mécanique. Sacraliser cet état, c'est donner une excuse à l'immobilisme. Si c'est dur, on se dit que « ça travaille » , et on finit par se complaire dans cette stagnation douloureuse au lieu de simplement passer à l'étape suivante.
Perspective Stratégique : Sacraliser l'inconfort, c'est risquer de s'y complaire. On finit par aimer l'idée que l'on « traverse » quelque chose de grand, alors qu'on a simplement besoin de changer de comportement. L'inconfort est un moyen, jamais une fin.